Environnement

RDC : LA PRÉSIDENCE DE L’INITIATIVE DU BASSIN DU NIL SE PRÉPARE À KINSHASA

RDC : LA PRÉSIDENCE DE L’INITIATIVE DU BASSIN DU NIL SE PRÉPARE À KINSHASA
KINSHASA, 17 AOÛT 2026 — La République démocratique du Congo est appelée à renforcer sa préparation en perspective de sa prochaine prise de la présidence de l’Initiative du bassin du Nil (IBN). L’appel a été lancé lundi à Kinshasa par le Directeur exécutif de l’Initiative, Dr. Eng. Nestor Niyonzima, au terme d’un entretien avec la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo.

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Au centre de cette rencontre : l’état d’avancement des activités de l’Initiative en RDC, les projets en cours ainsi que les préparatifs liés à la future présidence congolaise de cette organisation régionale.

En visite à Kinshasa, le Directeur exécutif de l’IBN a indiqué être venu présenter ses civilités à la ministre de tutelle, mais également faire le point sur les différents programmes et projets de l’Initiative impliquant la République démocratique du Congo.

« Nous avons fait le déplacement à Kinshasa pour effectivement présenter mes civilités auprès de Son Excellence Madame la Ministre et pour la mettre au courant des activités qui sont en cours d’exécution au niveau de l’Initiative et des projets qui concernent la RDC », a déclaré Dr. Eng. Nestor Niyonzima.

UNE PRÉSIDENCE QUI SE PRÉPARE

La prochaine prise de fonction de la RDC à la tête de l’Initiative du bassin du Nil a constitué l’un des principaux points de l’entretien.

Pour le Directeur exécutif, cette échéance implique que Kinshasa anticipe les responsabilités qui découleront de cette présidence et renforce son implication dans les mécanismes de coopération régionale.

« Très prochainement, la présidence de l’Initiative du bassin du Nil sera assurée par la RDC. Il est donc question de se préparer en conséquence », a-t-il souligné.

Cette future responsabilité intervient dans un contexte où la coopération régionale autour des ressources en eau constitue un enjeu majeur pour les pays partageant le bassin du Nil. Pour la RDC, elle pourrait également constituer un cadre supplémentaire pour mieux faire connaître ses intérêts et renforcer sa participation aux projets régionaux liés à l’eau, à l’énergie et au développement durable.

KINSHASA INVITÉE À RÉGLER SES CONTRIBUTIONS

La question des contributions financières de la RDC à l’Initiative du bassin du Nil a également été évoquée.

Dr. Eng. Nestor Niyonzima a plaidé pour que le pays puisse s’acquitter de ses contributions, un élément qui, selon lui, participe au bon fonctionnement et à l’engagement des États membres au sein de l’organisation.

« Il est aussi question de plaider en sorte que la RDC puisse s’acquitter de ses contributions au niveau de l’Initiative du bassin du Nil », a-t-il indiqué.

Au-delà des questions institutionnelles, les échanges ont également porté sur les projets de coopération énergétique développés entre la RDC et plusieurs pays de la région.

L’ÉNERGIE AU CŒUR DE LA COOPÉRATION RÉGIONALE

Le Directeur exécutif a notamment évoqué les interconnexions électriques réalisées entre la RDC et certains pays voisins, dont le Burundi et le Rwanda. D’autres initiatives sont encore en cours, notamment dans le cadre de la coopération avec l’Ouganda.

« Au niveau du système énergétique, il y a beaucoup de projets qui ont été réalisés en interconnexion avec le Burundi, le Rwanda et la RDC. Il y a certains projets qui sont en cours, notamment avec l’Ouganda », a expliqué le responsable de l’IBN.

À l’approche de la présidence congolaise, les enjeux dépassent ainsi la seule gestion institutionnelle de l’Initiative. Ils touchent également à la coopération autour des ressources hydriques, aux infrastructures énergétiques et, plus largement, au développement durable dans la région.

Pour Kinshasa, le prochain défi sera donc de transformer cette future présidence en une occasion de renforcer son engagement régional, tout en défendant ses intérêts dans les domaines de l’eau, de l’énergie et de la coopération environnementale.

RÉDACTION GREEN IMPACT MÉDIA

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