Environnement

Biodiversité en péril : forêts et lacs menacés

Biodiversité en péril : forêts et lacs menacés
La biodiversité du Sud‑Kivu est fragilisée par l’exploitation humaine : forêts, lacs et espèces locales en péril, entre survie et conservation.

La biodiversité face à l’expansion des activités humaines
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Dans la province du Sud‑Kivu, la biodiversité est confrontée à une pression croissante liée à l’expansion des activités humaines. La production de charbon de bois, l’exploitation minière, l’agriculture et l’urbanisation exercent une forte pression sur les écosystèmes et les espèces locales.
Le Parc national de Kahuzi‑Biega (PNKB), l’un des principaux espaces de conservation de la province, illustre l’importance et la fragilité de cette biodiversité.
Une biodiversité en état d’alerte
Pour Crispin Ngakani, militant écologiste au Sud‑Kivu :
« La biodiversité est aujourd’hui en état d’alerte. La disparition des espaces naturels et le braconnage illicite provoquent la fuite de certaines espèces dans nos parcs et forêts communautaires. Au‑delà du PNKB, la réserve d’Itombwe est menacée par des conflits intercommunautaires qui entraînent déforestation et braconnage, touchant notamment les gorilles et d’autres animaux. »
Les écosystèmes lacustres également menacés
La pression ne concerne pas seulement les forêts. Les écosystèmes aquatiques du lac Kivu, notamment dans la zone de Tanyagiya, sont aussi fragilisés.
« Les populations riveraines exploitent ces écosystèmes pour des intérêts personnels. Nous assistons déjà à une réduction inquiétante des poissons dans le lac », explique Crispin Ngakani.
Les jeunes au cœur des initiatives
Face à ces défis, plusieurs initiatives cherchent à impliquer davantage les jeunes dans la protection de l’environnement. En septembre 2026, le PNKB a lancé une campagne destinée aux jeunes des zones riveraines pour les sensibiliser aux conséquences de la déforestation, des feux de brousse et de l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Entre survie et conservation
La conservation de la nature pose aussi la question des conditions de vie des populations riveraines.
« L’homme est au centre de la perte de biodiversité à travers ses activités : pêche, braconnage, reboisement… Ces pratiques de survie entraînent la destruction des écosystèmes », martèle le militant.
 Des pistes pour l’avenir
Crispin Ngakani insiste sur plusieurs solutions :
• Sensibilisation communautaire pour renforcer la conscience écologique.
• Reboisement pour restaurer les forêts dégradées.
• Réduction de la pression sur les ressources naturelles.
• Promotion d’activités durables afin d’offrir des alternatives économiques aux communautés locales.
 Un combat collectif
La biodiversité du Sud‑Kivu est à un tournant. Entre exploitation humaine et initiatives de conservation, l’avenir dépend de la capacité des communautés, des jeunes et des institutions à agir ensemble pour préserver les richesses naturelles de la région.
Jean Iragi - Green Impact Media 

Commentaires et likes

Muya

C'est tout à fait affligeant, car avant même de penser aux générations futures, les actuelles activités en humaines sur l'environnement suscitent un désespoir de la survie des générations présentes. L'éducation et la sensibilisation sur l'écologie ont effectivement l'importance, mais, nuls n'ignorent que l'homme noir ne peut comprendre que par le fouet. L'intervention de cours et Tribunaux est très indispensable et est une solution impeccable. Mon article sur ce est en cours de rédaction. Clément MUYA, chercheur en Droit de l'environnement.