CRIMINALITÉ FAUNIQUE EN RDC : JUREC CLÔTURE LA FORMATION DES JUGES ET MAGISTRATS SUR UNE NOTE DE SATISFACTION
Mis en œuvre par JUREC, avec l’appui de l’African Wildlife Foundation (AWF) et la participation de magistrats désignés par le Conseil supérieur de la magistrature, cet atelier constitue une nouvelle étape dans l’accompagnement du système judiciaire congolais face aux infractions liées au trafic et à l’exploitation illégale des espèces sauvages.
Au-delà des connaissances juridiques, la formation s’est particulièrement intéressée aux compétences professionnelles nécessaires aux juges et magistrats dans le traitement de ces dossiers : communication, éthique, leadership, management et partage de l’information.
« Une très grande satisfaction, mais aussi une grande responsabilité »Au terme de l’atelier, Maître Félix Credo Lilakako Malikuka, président du conseil d’administration de JUREC, a fait part de sa satisfaction au micro de Green Impact Média.
« Nous avons organisé une formation de trois jours avec les magistrats de siège et du parquet, c’est-à-dire les juges et les magistrats du ministère public, sur le mentorat dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique », explique-t-il.
Cette formation s’inscrit dans un programme plus large conduit en RDC avec l’AWF. Elle fait notamment suite à une première session organisée en mars 2026, consacrée aux notions fondamentales relatives à la criminalité faunique et au cadre réglementaire applicable à la protection des espèces sauvages.
Pour JUREC, cette première étape a permis d’identifier un autre besoin : renforcer les compétences professionnelles des magistrats appelés à traiter ces dossiers.
« Nous avons compris qu’il n’était pas seulement opportun pour un juge d’être doté de capacités juridiques. Il était également important de renforcer certaines compétences professionnelles qui s’ajoutent à ce qui est déjà régi par leur déontologie », souligne Maître Lilakako.
De la communication au leadership judiciairePendant trois jours, les participants ont ainsi abordé plusieurs dimensions pratiques de leur fonction.
La communication a notamment occupé une place importante dans les échanges : communication entre magistrats, avec les services chargés de l’application de la loi, mais également avec les différentes parties impliquées dans les procédures.
Les discussions ont également porté sur le management et le leadership judiciaire, notamment sur la manière dont les magistrats peuvent assurer une gestion rigoureuse et efficace des dossiers de criminalité faunique.
À cela se sont ajoutées des réflexions sur l’éthique professionnelle et le partage de l’information au sein des juridictions.
Pour JUREC, l’un des éléments encourageants demeure le caractère interactif de la formation et les réactions enregistrées auprès des participants.
« Nous avons reçu des juges un retour très positif, notamment sur la compréhension des matières abordées, mais aussi sur leur engagement à appliquer ce qui a été partagé dans le cadre de leur travail », rapporte le PCA de JUREC.
De la formation à la mise en pratiqueMais pour les organisateurs, la clôture de l’atelier ne signifie pas la fin du processus.
« Ce n’est pas seulement une très grande satisfaction, c’est aussi une grande responsabilité. L’information a été partagée, mais il faut maintenant s’assurer de sa mise en œuvre », insiste Maître Lilakako.
La prochaine étape consistera notamment à poursuivre l’identification des cas de criminalité faunique relevant des juridictions concernées, afin de les analyser et de tirer des enseignements pratiques.
Une nouvelle session est également envisagée avant la fin de l’année. Elle devrait être consacrée à la manière d’intégrer les acquis du programme dans le traitement concret des dossiers, notamment dans les différentes décisions et les jugements.
Au terme de ces trois jours, JUREC se dit donc confiant quant à l’engagement des magistrats accompagnés dans le cadre du programme. L’enjeu est désormais de transformer les connaissances acquises en pratiques judiciaires effectives, dans un domaine où la protection des espèces sauvages dépend aussi de la capacité de la justice à traiter efficacement les infractions qui les menacent.
Serge GATA, Green Impact Média
Commentaires et likes
Aucun commentaire pour le moment.