FECGD-RDC – EQUITY BCDC : LES DÉCHETS AU CŒUR D’UN NOUVEAU PARTENARIAT POUR FINANCER L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE
La rencontre a d’abord permis aux deux parties de mieux se présenter et d’exposer leurs perspectives respectives. Du côté d’Equity BCDC, les échanges ont porté notamment sur son actionnariat, ses produits et les possibilités de collaboration avec la Fédération ainsi qu’avec la REGEDEK.
Pour Guy Egboki Mangbando, Head of Office MSME chez Equity Bank, cette première étape devait surtout permettre de poser les bases d’une relation structurée.
« Nous avions aussi fixé les piliers pour les prochaines étapes », a-t-il expliqué, évoquant la nécessité de définir concrètement les mécanismes permettant de nouer et de gérer les futurs partenariats.
FINANCER LA TRANSFORMATION DES DÉCHETSL’enjeu dépasse toutefois le simple financement. Pour la FECGD-RDC, il s’agit de créer un écosystème dans lequel les entreprises du secteur des déchets peuvent accéder à la formation, aux équipements, aux solutions technologiques et aux ressources financières nécessaires à leur développement.
Présent lors de la rencontre, le président de la Fédération, Ouragan Mwanza, estime que les discussions répondent directement aux préoccupations des PME membres de la FECGD-RDC.
Selon lui, les échanges ont notamment porté sur la formation, l’installation des équipements, l’accompagnement des entreprises et les différentes étapes allant du traitement à la transformation des déchets.
La Fédération entend ainsi orienter ses membres vers des solutions adaptées à des difficultés très concrètes : accès au matériel, industrialisation, financement des projets et modernisation des activités.
LA DIGITALISATION COMME LEVIER DE MODERNISATIONAutre axe mis en avant : la digitalisation.
La FECGD-RDC souhaite progressivement renforcer l’informatisation de ses opérations afin d’améliorer la traçabilité des déchets et de moderniser ses interventions sur le terrain. Cette ambition pourrait également concerner les ménages et autres acteurs intégrés à la chaîne de collecte.
Pour Ouragan Mwanza, cette dimension numérique pourrait contribuer à établir une meilleure traçabilité des opérations et à rapprocher les différents acteurs de l’écosystème.
L’objectif affiché est donc de construire progressivement une chaîne plus structurée, allant du producteur du déchet jusqu’à sa collecte, son traitement, sa transformation et, lorsque cela est possible, sa réintégration dans l’économie.
« LES DÉCHETS SONT UNE RICHESSE »Cette nouvelle approche est résumée par Lino Impuli Malungi, haut représentant de la FECGD-RDC, qui appelle à changer la perception traditionnellement associée aux déchets.
« Nous avons longtemps crié que la gestion des déchets en République démocratique du Congo, précisément à Kinshasa, était un problème. Non, c’est faux. La gestion des déchets est une richesse. Les déchets sont une richesse », affirme-t-il.
Pour la Fédération, le défi consiste désormais à structurer cette richesse afin que les déchets ne soient plus considérés uniquement comme une charge, mais comme une ressource susceptible de générer de l’activité économique, des emplois et de nouvelles opportunités pour les PME.
La rencontre entre la FECGD-RDC et Equity BCDC ouvre ainsi une piste de réflexion sur le financement et la professionnalisation d’un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans la transition vers une économie circulaire en République démocratique du Congo.
Au-delà des intentions, les prochaines étapes devront permettre de préciser les mécanismes de collaboration, les produits financiers mobilisables et les conditions concrètes d’accompagnement des entreprises. Le véritable enjeu sera désormais de transformer les engagements annoncés en solutions accessibles aux acteurs de terrain.
Serge GATA-Green Impact Média
C'est bon, nous sommes tout-à-fait d'accord, surtout q' Equity a une marge bénéficiaire raisonable, une échéance acceptable.