Environnement

Football : LA COUPE DU MONDE 2026 QUALIFIÉE DE PLUS POLLUANTE DE L'HISTOIRE DU FOOTBALL

Football : LA COUPE DU MONDE 2026 QUALIFIÉE DE PLUS POLLUANTE DE L'HISTOIRE DU FOOTBALL
Plusieurs études et analyses récentes estiment que la Coupe du monde de football 2026 pourrait devenir l'édition la plus polluante de l'histoire de cette compétition. Cette évaluation repose principalement sur l'ampleur sans précédent du tournoi ainsi que sur les importantes émissions de gaz à effet de serre qu'il devrait générer.
Image après l'introduction

Parmi les principaux facteurs mis en avant figurent l'augmentation du nombre d'équipes participantes, qui passe de 32 à 48, ainsi que l'accroissement du nombre de rencontres, de 64 à 104 matchs. À cela s'ajoute l'organisation du tournoi dans trois pays hôtes les États-Unis, le Canada et le Mexique, ce qui implique des déplacements particulièrement longs entre les différentes villes accueillant les matchs.
Selon plusieurs experts, les transports aériens constitueront la principale source d'émissions de gaz à effet de serre liées à l'événement. Les déplacements des supporters, des équipes, des médias et des officiels pourraient représenter entre 85 % et 87 % de l'empreinte carbone totale de la compétition.
D'après certaines estimations, la Coupe du monde 2026 pourrait générer entre 7,8 et plus de 9 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO₂), soit près du double des émissions attribuées à l'édition 2022 organisée au Qatar.
Toutefois, cette analyse mérite d'être nuancée. Contrairement à la Coupe du monde 2022, qui avait nécessité la construction de plusieurs nouvelles infrastructures sportives, l'édition 2026 s'appuie principalement sur des stades déjà existants. Cette approche permet de limiter les émissions liées aux travaux de construction.
De son côté, la FIFA affirme avoir intégré plusieurs mesures de durabilité dans l'organisation du tournoi, notamment la promotion des transports publics, le renforcement des programmes de recyclage, la réduction des déchets et l'utilisation prioritaire d'infrastructures existantes.
En définitive, la qualification de la Coupe du monde 2026 comme « la plus polluante de l'histoire du football » s'appuie sur des analyses crédibles et des projections scientifiques sérieuses. Cette situation s'explique principalement par l'augmentation du nombre de participants et par l'intensification des déplacements aériens rendus nécessaires par l'organisation du tournoi à l'échelle de l'Amérique du Nord. Elle relance également le débat sur les défis environnementaux associés aux grands événements sportifs internationaux et sur la nécessité de concilier développement du sport et lutte contre le changement climatique.
Serge Gata 

Commentaires et likes

Aucun commentaire pour le moment.