MANIEMA : BRACONNAGE D'UN ÉLÉPHANT À PUNIA, GREENPEACE AFRIQUE APPELLE À UNE ENQUÊTE INDÉPENDANTE
Dans un communiqué de presse publié le 26 juin 2026 et signé par Raphaël Mavambu, chargé de Communication & Storytelling, Greenpeace Afrique rappelle que le braconnage constitue une menace persistante pour la biodiversité de la République démocratique du Congo, malgré l'existence d'un cadre juridique protégeant les espèces sauvages.
Interrogé par Green Impact, Bonaventure Bondo, chargé de campagne Forêts et Biodiversité chez Greenpeace RDC, a condamné avec fermeté cet acte de braconnage.
« Nous avons appris avec consternation, par nos partenaires, le cas de braconnage d'un éléphant à Punia, dans la province du Maniema. Greenpeace ne pouvait pas rester silencieuse face à cette menace qui continue de peser sur la biodiversité sauvage. Ce qui se passe au Maniema reflète malheureusement une réalité plus large concernant la situation de la faune sauvage en République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.
Selon lui, Greenpeace Afrique a saisi les autorités compétentes afin que toutes les mesures nécessaires soient prises pour assurer une protection effective des espèces sauvages, dont le rôle est essentiel dans le maintien des écosystèmes et dans la résilience face aux changements climatiques.
L'organisation demande également qu'une enquête indépendante soit ouverte dans les meilleurs délais afin d'établir les responsabilités et de sanctionner les auteurs conformément à la législation congolaise.
« La RDC est un pays de mégabiodiversité. Elle dispose d'un arsenal juridique solide pour protéger les espèces de faune et de flore menacées d'extinction. Cependant, les conflits qui persistent dans l'Est du pays fragilisent davantage les écosystèmes et favorisent les atteintes à la biodiversité. C'est pourquoi nous avons décidé d'alerter les autorités afin que des mesures concrètes soient prises », a ajouté Bonaventure Bondo.
Le chargé de campagne a également insisté sur l'importance de la sensibilisation des communautés locales, qu'il considère comme un levier indispensable dans la lutte contre le braconnage.
« Les communautés riveraines jouent un rôle déterminant dans la surveillance et la protection de la biodiversité. Lorsqu'elles ne sont pas suffisamment informées ou associées aux efforts de conservation, la protection de la faune devient beaucoup plus difficile », a-t-il souligné.
Dans son communiqué, Greenpeace Afrique réaffirme son engagement à soutenir toutes les initiatives visant à protéger les espèces menacées, à promouvoir une gouvernance responsable des ressources naturelles et à préserver les forêts du Bassin du Congo, reconnues comme l'un des principaux régulateurs du climat mondial.
Le cas signalé à Punia rappelle une nouvelle fois les défis auxquels fait face la conservation de la faune sauvage en République démocratique du Congo. Les organisations de défense de l'environnement appellent à un renforcement de l'application de la loi, à une meilleure implication des communautés locales et à une mobilisation accrue des autorités pour lutter efficacement contre le braconnage.
Serge Gata
Le cas de braconnage d'un éléphant signalé à Punia le 26 Juin 2026 est un acte extrêmement préoccupant qui porte atteinte à la biodiversité de République Démocratique du Congo. Les éléphants jouent un rôle très important dans l'équilibre les écosystèmes forestiers, et leur destruction affaiblit les efforts de conservation tout en favorisant le commerce illégal des ivoires. Des organisations de conservation ont appelé à une enquête indépendante afin d'identifier les auteurs et de renforcer les mesures de lutte anti braconnage.