MUANDA : FAUSSES IMAGES AUTOUR DE LA BALEINE ÉCHOUÉE, L'ICCN DÉMENT TOUTE DISTRIBUTION DE VIANDE
Contacté par la rédaction de Green Impact, David Ambuli, chef du programme Recherche et Biomonitoring au Parc marin des Mangroves, biologiste et expert en gestion des côtes, des îles et des océans, a indiqué que plusieurs internautes diffusent des images trompeuses dans le seul but de gagner en visibilité sur les réseaux sociaux.
Selon lui, l'incident s'est produit le mercredi 1er juillet 2026, aux environs de 17 heures, lorsqu'une baleine à bosse juvénile, mesurant environ 7 mètres de longueur pour 4 mètres de largeur, s'est échouée sur une plage de Muanda.
« Lorsqu'une espèce marine s'échoue sur une plage, cela traduit généralement une situation anormale, car ces animaux ne sont pas adaptés à la vie terrestre. Dès le premier signalement, les équipes de l'ICCN ont sécurisé le site afin de protéger l'animal et d'empêcher la population de l'approcher. Au-delà du stress causé à l'animal, il fallait également prévenir les risques sanitaires liés aux zoonoses », a expliqué l'expert.
Il précise que, dès le jeudi, les équipes du Parc marin des Mangroves, avec l'appui de plusieurs entreprises locales, ont mobilisé les moyens logistiques nécessaires pour tenter de remettre la baleine à l'eau. Malgré ces efforts, l'opération n'a pas abouti, l'animal étant déjà dans un état critique.
« Nous devons désormais prendre une décision définitive quant à la gestion de la carcasse. Notre priorité est de dégager l'animal de la plage dans les meilleures conditions », a-t-il ajouté.
Concernant les causes de cet échouage, David Ambuli évoque plusieurs hypothèses scientifiques. Il peut notamment s'agir d'un problème d'alimentation, d'un état pathologique, d'une modification de la température de l'eau ayant désorienté l'animal ou encore de l'effet combiné de la marée haute et du poids de la baleine, qui a provoqué un phénomène de succion l'immobilisant dans le sable.
L'expert a également démenti les rumeurs faisant état de blessures par balles. Les marques visibles sur le corps de l'animal ne sont pas des impacts de projectiles, mais des épibiontes, des organismes ou parasites qui vivent naturellement fixés sur les baleines dans le cadre de relations écologiques bien connues.
Enfin, David Ambuli appelle les internautes à faire preuve de responsabilité face à la prolifération de fausses informations et d'images générées ou manipulées.
« Aujourd'hui, tout le monde se proclame journaliste ou reporter, allant jusqu'à diffuser des images créées par intelligence artificielle. Nous invitons la population à attendre les informations officielles. En temps opportun, l'ICCN publiera un communiqué officiel sur cette situation. »
Le dossier reste à suivre.
La Rédaction – Green Impact
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