EQUATEUR : À LOKOLAMA, UNE TOUR À FLUX POUR MIEUX MESURER LE CARBONE DES FORÊTS DU BASSIN DU CONGO
À cette occasion, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Marie Nyange Ndambo, a conféré avec les représentants de l’Ambassade du Japon autour de cette initiative dont les implications dépassent le seul cadre de la recherche scientifique.
L’installation de cette tour doit notamment permettre de recueillir, directement sur le terrain, des données précises sur les échanges de gaz à effet de serre entre la forêt et l’atmosphère. Ces informations sont essentielles pour mieux évaluer la capacité des écosystèmes forestiers à stocker le carbone, mais également pour mesurer l’incidence des activités humaines et des perturbations naturelles sur les émissions de gaz à effet de serre.
Pour les communautés locales et les populations de l’espace équatorial, l’enjeu est également important. La prise en compte de leurs intérêts et des réalités locales doit contribuer à faciliter l’appropriation de cette infrastructure scientifique par les différentes parties prenantes.
Au-delà de la production des données, la tour à flux pourrait ainsi devenir un outil d’aide à la décision. Les informations scientifiques générées devraient permettre aux autorités, aux chercheurs et aux acteurs de la conservation de disposer d’éléments plus fiables pour orienter les politiques de gestion durable des forêts, de protection des écosystèmes et de lutte contre les différentes formes de prédation des ressources naturelles.
Dans un contexte où les forêts du Bassin du Congo jouent un rôle majeur dans la régulation climatique mondiale, l’amélioration des connaissances sur leur fonctionnement constitue un enjeu stratégique pour la RDC. La disponibilité de données de terrain, régulièrement collectées et scientifiquement exploitables, peut notamment contribuer à mieux comprendre l’évolution du potentiel carbone des forêts congolaises.
Cette démarche s’inscrit dans les réformes engagées par le gouvernement de la RDC dans le secteur environnemental. À travers le ministère de l’Environnement, l’exécutif entend renforcer la gestion durable du patrimoine forestier national, tout en recherchant une meilleure gouvernance des ressources et des retombées plus importantes au bénéfice des populations.
À Lokolama, la future tour à flux se situe donc à la croisée de plusieurs priorités : recherche scientifique, connaissance du carbone forestier, lutte contre le changement climatique, conservation de la biodiversité et développement local.
Son véritable impact dépendra toutefois de la qualité des données produites, de leur utilisation dans les politiques publiques et surtout de la capacité des différentes parties prenantes à inscrire cette infrastructure dans une démarche durable associant science, conservation et intérêts des communautés locales.
Rédaction Green Impact Média
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