Dans plusieurs quartiers de Bukavu, l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreuses familles.
Face aux difficultés d’approvisionnement et à la hausse des coûts, certains habitants se tournent directement vers les eaux du lac Kivu pour répondre à leurs besoins essentiels.
Selon Moïse Cibalonza, coordinateur de Colese Discovery, cette situation soulève de sérieuses préoccupations :
« Au-delà des risques sanitaires, le recours accru aux eaux du lac pose la question de la protection de cet écosystème. Le lac Kivu subit déjà diverses pressions liées aux activités humaines : accumulation des déchets, eaux usées et pratiques exercées sur ses rives. »
Lorsque l’eau potable devient rare ou trop coûteuse, ce sont les familles les plus vulnérables qui paient le prix fort. L’utilisation directe de l’eau du lac, sans traitement, expose particulièrement les enfants, les personnes âgées et les populations fragiles à des maladies liées à l’eau et à l’hygiène.
Moïse alerte :
« L’utilisation d’une eau contaminée peut favoriser la transmission de maladies graves. Les plus vulnérables sont les premiers exposés aux conséquences d’une mauvaise qualité de l’eau. »
Face à cette crise, il lance un message aux autorités et aux acteurs du secteur de l’eau :
- Renforcer les infrastructures d’approvisionnement dans les quartiers insuffisamment desservis.
- Protéger le lac Kivu contre la pollution et les pressions humaines.
- Sensibiliser les communautés locales à une gestion durable de l’eau.
La pénurie d’eau potable à Bukavu rappelle que le lac Kivu est une ressource vitale mais fragile. Sa préservation est une responsabilité partagée : autorités, organisations, communautés et citoyens doivent agir ensemble pour garantir un accès à l’eau saine et protéger ce patrimoine naturel.
Jean Iragi - Green Impact Media