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CANCER DU SEIN : À BADIADINGI, LA FADEV TRANSFORME UNE ÉPREUVE FAMILIALE EN COMBAT POUR LA PRÉVENTION

CANCER DU SEIN : À BADIADINGI, LA FADEV TRANSFORME UNE ÉPREUVE FAMILIALE EN COMBAT POUR LA PRÉVENTION
À l’approche d’Octobre Rose, la Fondation Les Ailes Dado  Espoir de Vie (FADEV) a organisé, dimanche 27 septembre 2026, une rencontre de sensibilisation au cancer du sein au camp Badiadingi, à Kinshasa. Une initiative destinée à briser les tabous, mieux faire connaître la maladie et encourager le dépistage précoce.

Image après l'introduction

Le message était clair : mieux connaître le cancer du sein pour mieux le prévenir et améliorer les chances de prise en charge. Réunis au camp Badiadingi, habitants, professionnels de santé et membres de la Fondation Les Ailes Dado – Espoir de Vie ont échangé autour des facteurs de risque, des signes d’alerte, du dépistage et de l’accompagnement des personnes touchées par la maladie.

La rencontre a notamment réuni Gloria Amundala, présidente et fondatrice de la FADEV, le Dr Patchier Mavinga, médecin de la Fondation, ainsi que le Dr Ally Mashala, président-fondateur du Club de gynécologie-obstétrique et chargé des relations publiques au sein de la Société congolaise de sénologie et des pathologies mammaires.

DE LA DOULEUR FAMILIALE À L’ENGAGEMENT

Derrière la création de la FADEV se trouve une histoire personnelle. Gloria Amundala explique que l’organisation est née de l’expérience vécue par sa famille face au cancer du sein.

« Notre maman a souffert du cancer du sein. Elle a été diagnostiquée en 2017 et, malheureusement, elle nous a quittés au début de 2018 », témoigne-t-elle.

Cette épreuve familiale devient alors le point de départ d’un engagement associatif. Pour la fondatrice, il s’agit désormais de transformer cette douleur en action, notamment en faveur des personnes qui disposent encore de peu d’informations sur la maladie.

« Nous cherchions un moyen de transformer cette douleur en action, d’où l’initiative de créer cette fondation pour accompagner toutes ces femmes qui manquent d’information », explique Gloria Amundala.

La question du dépistage occupe une place centrale dans son plaidoyer : quand faut-il se faire dépister ? Pourquoi faut-il le faire ? Et que faire lorsqu’une anomalie ou la maladie est découverte ?

BADIADINGI, UN RETOUR AUX RACINES

Le choix du camp Badiadingi n’est pas fortuit. Pour Gloria Amundala, ce lieu représente une partie importante de son histoire familiale.

Fille d’un officier militaire, elle affirme avoir grandi dans ce camp, où sa mère avait elle-même commencé son combat contre la maladie.

« Le choix du camp Badiadingi, c’est aussi un retour dans nos racines. Notre maman a commencé sa lutte ici. Plusieurs personnes connaissent son histoire », explique-t-elle.

La FADEV entend ainsi profiter de cette proximité avec la communauté pour diffuser une information accessible sur le cancer du sein et déconstruire certaines croyances qui entourent encore la maladie.

Selon la fondatrice, dans certains milieux, le cancer peut encore être associé à des explications mystiques ou à la sorcellerie. Une situation qui, selon elle, peut retarder le recours aux structures de santé.

Pour la FADEV, l’enjeu est donc également de remplacer les idées reçues par une information médicale fiable et encourager les personnes présentant des signes suspects à consulter des professionnels de santé.

« LE CANCER DU SEIN NE CONCERNE PAS UNIQUEMENT LES FEMMES »

Autre message porté par la Fondation : le cancer du sein ne doit pas être considéré comme une maladie exclusivement féminine.

« Aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les femmes qui souffrent du cancer du sein. Il y a également les hommes », rappelle Gloria Amundala.

La FADEV affirme ainsi vouloir proposer son orientation et son accompagnement à toute personne confrontée au cancer du sein, indépendamment du sexe.

Cet accompagnement, précise la fondatrice, ne se limite pas à l’aspect financier. Il comprend notamment l’orientation médicale, le soutien moral et l’accompagnement social, avec l’objectif d’aider les personnes concernées à mieux traverser les différentes étapes de la maladie et à retrouver leur place dans la société.

« LES COMBATTANTES » ET « LES HÉRITIÈRES »

Pour structurer son action, la FADEV développe un programme baptisé « Les filles d’Astrid Dado », organisé autour de deux catégories symboliques : les « combattantes » et les « héritières ».

Les « combattantes » désignent les personnes qui développent la maladie et doivent faire face au diagnostic et à ses conséquences.

Les « héritières », quant à elles, représentent les proches de personnes ayant été touchées par le cancer du sein et qui souhaitent s’engager dans la sensibilisation et la prévention.

Gloria Amundala se reconnaît elle-même dans cette seconde catégorie, en raison de l’histoire de sa mère.

« Nous allons unir nos forces, donner notre voix pour sensibiliser et surtout inviter les gens au dépistage précoce », souligne-t-elle.

CAP SUR OCTOBRE ROSE

Cette activité intervient à quelques jours du lancement d’Octobre Rose, période consacrée à la sensibilisation au cancer du sein dans de nombreux pays.

Pour la FADEV, cette période constitue une opportunité d’intensifier le message sur le dépistage et l’accès aux soins.

« Nous allons d’abord intensifier l’appel au dépistage précoce », annonce la présidente de la Fondation.

L’organisation prévoit également d’accompagner les personnes chez lesquelles un dépistage ferait apparaître une anomalie ou un cancer confirmé. Cet accompagnement, insiste Gloria Amundala, doit dépasser la seule dimension financière.

« Accompagner n’est pas que financier. C’est aussi au niveau de la société, médicalement et moralement. FADEV est là pour accompagner », affirme-t-elle.

À Badiadingi, la Fondation Les Ailes Dado – Espoir de Vie veut ainsi faire de l’information un premier outil de prévention. À travers cette mobilisation, son message tient en une idée essentielle : face au cancer du sein, connaître les signes, consulter à temps et accéder à une prise en charge adaptée peuvent contribuer à améliorer le parcours des personnes touchées par la maladie.

Serge GATA-Green Impact Média 

Commentaires et likes

Mwenge Charlene

J’ai une masse dans mon sein gauche et j’ai de douleur

Jean Didier PUMBULU ELON kilondo

J ai ma fille de 19 ans qui vient de décrocher son diplôme cette année, qui a des douleur au sein droit . Il ya une petite masse qui la fait mal.